TRAVAUX    

 

   

Cette session vous serez évalués de deux manières différentes. La première consiste à produire quatre rapports de lecture, à remettre aux dates prévues dans le plan. Aucun retard ne sera accepté. Les pénalités sont de 10 % le premier jour et de 5 % pour les jours suivants, incluant les week-ends.

Ces rapports feront le point sur ce que vous avez appris dans les textes que vous avez à lire. L'objectif n'est pas de savoir bien résumer chaque texte, mais plutôt de démontrer que vous avez digéré la matière. Ainsi, il faut savoir retirer les choses les plus importantes et les lier entre elles. Il s'agit d'analyser le contenu et non seulement le répéter. Ainsi, vous serez notés sur
1) la qualité de l'analyse
2) les liens faits entre les textes et avec les notes du cours
3) l'originalité (le texte est personnel et va plus loin que le contenu des lectures et du cours)
4) la qualité du français écrit (10 %)

Chaque rapport vaut 20 % de la note finale.

Les travaux ne sont corrigés que sous forme imprimée et doivent être remis à la date exigée. Si vous ne pouvez vous rendre à l'Université ce jour-là, envoyez votre travail par la poste. Le cachet de Postes Canada sera la preuve que vous l'avez remis à temps.

Adresse postale :
Stéphane Leman-Langlois
École de criminologie
Université de Montréal
C.P. 6128, succ. Centre-ville
Montréal (Québec)
H3C 3J7

   

 

 

   

La seconde évaluation se fera sous forme de panels de discussion. Le groupe sera divisé en équipes de travail qui produiront chacune un panel sur un sujet au choix, à confirmer avec le professeur. Plusieurs périodes de travail d'équipe seront réservées durant les cours. Le dernier cours (davantage selon les besoins) est réservé à la présentation des panels.

Les panels valent 20 % de la note finale, 10 % fondé sur la performance du groupe et 10 % sur celle de chaque participant.

   

 

Votre note finale

   

 

 

   

POUR LA FORME (travaux écrits) :

Toutes vos affirmations doivent être claires, nécessaires à l'argumentation, explicites et supportées. Il n'est absolument pas important d'être d'accord avec votre professeur ou avec les lectures (ces lectures se contredisent souvent, d'ailleurs). Ce qui importe est votre argumentation, et non votre point de vue; soyez donc économes dans l'expression de ce dernier. Ceci n'est pas un pamphlet (un écrit politique).

Faites une introduction qui situe très brièvement votre travail et qui précise les questions qui le motivent, tout en évitant les lieux communs (les évidences et les clichés). Le corps du texte sera divisé en sections claires correspondant aux éléments de votre réponse. Chaque idée sera cernée dans son propre paragraphe. Ces sections et paragraphes doivent se tenir en un tout, le style « liste d'épicerie » est à proscrire. Votre conclusion ne répétera pas le corps du texte — c'est inutile dans un texte si court — mais servira à nouer les fils de l'argument et à le localiser dans le présent, c'est-à-dire à montrer comment ce dont vous venez de parler peut être utile en pratique. Vous pouvez également y soulever des questions additionnelles qui vous semblent intéressantes.

Tout plagiat vaut la note 0 et votre cas sera rapporté à la Faculté. Si vous citez, ou même si vous paraphrasez, notez vos sources; exception: ne citez jamais et ne faites jamais référence au cours ou aux notes du cours (ni à vos autres cours passés ou présents) . Si vous voulez utiliser du matériel pris dans un cours, il y a deux possibilités, selon le cas : a) vous citez et faites référence au matériel original dont le prof s'est servi; b) s'il s'agit d'une analyse faite durant le cours, vous faites comme si elle faisait partie de votre culture personnelle.

Évitez les citations et paraphrases interminables, elles vous font perdre des points en originalité.

Important : vos références et votre bibliographie doivent suivre les standards des sciences sociales (voir ci-dessous).

Format :
check-list:

  1. votre travail doit faire environ 3-4 pages
  2. imprimées à interligne et demie sur du papier blanc ordinaire, paginé
  3. avec des marges gauche, droite, supérieure et inférieure de 2 à 3cm
  4. et une police de caractères proportionnelle conventionnelle (Arial, Times, etc.) de 10 à 12 points
  5. utilisez les guillemets français («»)
  6. ne mettez aucune couleur ni graphique, à moins qu'ils ne soient essentiels à votre démonstration
  7. évitez les décorations
  8. assurez-vous que votre imprimante fonctionne correctement : les documents illisibles seront rejetés
  9. votre travail doit être simplement broché. Évitez les trombones, et ne mettez aucune forme de couverture plastifiée
  10. ne faites pas de page titre; écrivez votre nom, code permanent et la date en haut à gauche de la première page, ainsi que « Faculté de l'éducation permanente, CRI 3301G » en haut à droite. Mettez ensuite votre titre et commencez immédiatement.
  11. ne laissez aucun espace inutilisé, mettez toutes vos sections une à la suite de l'autre, incluant la bibliographie. N'insérez aucune page blanche.

 

 

   

Comment faire des références :

exemples

1. vous vous référez à un ouvrage en général :

Seulement, comme l'explique Richard Wilson (2001), l'approche qui fut jugée la plus sécuritaire pour le nouvel ordre bureaucratique fut celle de la garantie future des droits de la personne (par des chartes, commissions, etc.), puisqu'un regard trop intransigeant jeté sur le passé aurait risqué d'affaiblir la nouvelle administration.

 

2. vous parlez de plusieurs ouvrages à la fois (ci-dessous il y a également une traduction des mots « deuil » et « acceptation ») 

Cela dit, le problème est plus grave quand la logique de l'après-conflit s'étend aux analyses savantes, qui s'enlisent ainsi dans le vocabulaire du deuil (closure, Mertus, 1999; Minow, 1998), de l'acceptation (coming to terms, Meredith, 1999) ou de la pédagogie éthico-légale (Asmal, Asmal et Suresh Roberts, 1996; Verwoerd, 2000).

 

3. vous vous référez à un passage en particulier (vous pouvez mettre « et al » pour éviter d'énumérer des auteurs multiples, mais à votre première citation de l'ouvrage vous devez donner tous les noms (voyez le même ouvrage ci-dessus) :

Kader Asmal, membre de la hiérarchie de l'organisation en exil, puis ministre et participant à la rédaction du projet de loi de la CVR, avait élaboré un acte d'accusation basé sur le droit international (Asmal et al, 1996 : 3).

 

4. vous citez textuellement un passage :

F. W. de Klerk dit dans son discours inaugural que son but était de créer une « nouvelle Afrique du Sud, libre des antagonismes du passé » (de Klerk, 1998 : 150).

 

5. vous mettez les citations de plus de trois lignes en double retrait, sans guillemets :

Dans sa réponse officielle au rapport de la seconde, en 1993, le Comité exécutif de l'ANC écrivait que :
  la Commission Skweyiya et la Commission Motsuenyane ne sont que la première étape d'un processus national de divulgation de tous les abus des droits de la personne, par toutes les factions. En conséquence, nous souhaitons que soit établie une commission de vérité, semblable à celles qui ont été récemment tenues dans plusieurs pays, pour composer [deal with] avec le passé (tel que cité dans Hayner, 1994 : 633).  

Remarquez dans l'exemple ci-haut je cite un auteur cité par un autre.

 

6. Ensuite, votre bibliographie doit se présenter comme suit (il faut mettre tous les ouvrages auxquels on s'est référé, et aucun ouvrage dont on a pas explicitement parlé) :

Asmal, Kader, Louise Asmal et Ronald Suresh Roberts (1996), Reconciliation Trough Truth : a Reckoning of Apartheid's Criminal Governance, Cape Town, David Philip/Mayibuye.

De Klerk, Frederik Willem (1998), The Last Trek : A New Beginning, Londres, Macmillan.

Hayner, Priscilla (1994), « Fifteen Truth Commissions : a Comparative Study », Human Rights Quarterly, 16 (3), 597-655.

Verwoerd, Wilhelm (2000), « Towards the Recognition of Our Past Injustices », C. Villa-Vicencio et W. Verwoerd, (éds), Looking Back, Reaching Forward : Reflections on the Truth and Reconciliation Commission of South Africa, Cape Town, University of Cape Town Press, 155-165.

Wilson, Richard (2001), The Politics Of Truth And Reconciliation In South Africa : Legitimizing The Post-apartheid State, New York, Cambridge University Press.

Remarquez que Hayner (1994) est un article dans une revue. Le « 16 » réfère au volume 16, le « (3) » au numéro. Verwoerd (2000) est un chapitre de livre.


Policier russe